jeudi 27 octobre 2011

On respire encore. 


Tout me ramène à toi: le son d'une voix qui ressemble à la tienne, un regard qui me berce comme tu le faisais autrefois, un sourire qui me rappelle combien le tien me faisait vivre, une âme généreuse comme celle qui était tienne avant que tu ne sombres.

Il n'y a pas un jour sans que je ne souffre pas de ta perte. Je me souviens de toi à chaque instant, dans tes plus beaux moments comme dans tes plus tristes. Je me souviens de nos escapades mais aussi de toi dans ce lit d’hôpital. Je me souviens des colères qui m’enivraient et de la force dont je devais faire preuve pour pouvoir montrer aux médecins que j'étais assez grande pour pouvoir venir te voir. Je me souviens comme de mon plus beau moment quand après tant de combat pour pouvoir venir à toi tu t'es réveillée, comme par miracle, devant mes yeux. Je me souviendrais toute ma vie de nos éclats de rire et de toutes nos confidences. Tu es partie, c'est comme si c'était hier, c'est comme si ce soir j'allais encore pousser une nouvelle fois la porte de ta maison et que tu me prendrais dans tes bras. C'est comme si mon existence heureuse venait juste de prendre fin, alors qu'en réalité, cela fait deux ans que je ne vis plus sans toi.
Tout ce qui n'est pas toi me laisse un goût amer. La fatalité de ma solitude l'a emporté sur la nécessité d'être en vie. Respirer dans un monde où tu n'es pas c'est comme devoir vivre sans organe. Rien n'est impossible c'est la base d'une existence sereine seulement depuis que tu n'es plus tout me semble devenu irréalisable. La beauté de ton être manque à la médiocrité de ma vie. Je donnerais tout pour une minute de plus avec toi.
Tu as disparu malgré ton envie de vivre, tu nous as laissé, tu m'as laissé malgré l'espoir d'une guérison dans ton regard.